Les seins et toutes vos questions


Les femmes sont très attachées à l’image de leurs poitrine dès plus jeune âge : en regardant et en découvrant le corps, qui change à la puberté, le regard s’arrête souvent en premier sur les seins... Ces seins, qui nous interrogent, qui nous paraissent petits ou grands, qui ne sont jamais parfaitement de la même taille (beaucoup de filles toutes jeunes sont inquiètes de ça et viennent consulter, alors que pour la plupart c’est absolument naturel). C'est seins, qu’on essaie au début de cacher et après, à l ‘âge adulte, on aime bien au contraire les mettre en avant….ils font partie entière de la beauté du corps féminin et méritent de l’attention.
L’examen gynécologique inclut obligatoirement la palpation des seins de la patiente. Aujourd’hui, quand le diagnostic des maladies du sein devient de plus en plus pointu et précis, avec des appareils de plus en plus performants, l’auto-examen des seins reste un moment très important et aide souvent les femmes à faire un diagnostic précoce elles-mêmes.
En effet, dans la plupart des cas, les patientes viennent voir leur gynécologue ou médecin traitant une fois par an. Or, l’examen annuel des seins n’est pas du tout suffisant pour une bonne surveillance et un bon diagnostic.
L’auto-examen des seins est un geste simple, mais qui demande une certaine habitude et un peu de technique. Il est mieux de le faire après ses règles, quand les seins sont souples et moins sensibles. En faisant le geste mensuellement, vous allez finir par bien connaître votre poitrine et les différents aspects de vos seins. Dans le cas où vous trouvez des grosseurs, que vous n’avez pas senties auparavant, des rougeurs, un changement de taille, de forme, un aspect inhabituel du mamelon, surtout quand il se rétracte (il faut noter qu’il y a des femmes qui ont un mamelon moins développé et un peu rétracté de naissance, ça peut être une variante de la norme), un écoulement du mamelon, une formation d’un aspect de peau d’orange, une douleur au sein ou une lourdeur, il faut s’adresser au plus vite à votre médecin généraliste ou à votre gynécologue. En même temps, l’apparition au niveau des aisselles d’une grosseur, d’un nodule, douloureux ou pas, doit aussi vous alerter et la consultation médicale s’impose.
Comment dois-je faire l’auto-examen des seins en pratique ? L’examen peut se faire debout, face à un miroir pour mieux observer la symétrie des deux seins et les mamelons et avoir un regard clair sur la peau de sa poitrine. On peut avoir une petite différence entre la taille de ses deux seins, mais, si c’était déjà le cas avant, c’est une chose parfaitement naturelle pour certaines femmes. Il faut placer les bras devant vous : pour palper le sein droit, on soulève légèrement le sein avec sa main gauche et avec la main droite on effectue des mouvements rotatoires autour du sein, avec des palpations en appuyant un petit peu, mais sans sentir de douleur, avec une attention au ressenti des irrégularités et déformations.
La glande mammaire est très sensible, il ne faut pas la serrer, ça peut vous emmener à une douleur et donc à une fausse appréciation. A la fin, il faut vérifier qu’il n’y a pas d’écoulement mamelonnaire. On fait pareil pour le sein gauche, on soulève légèrement le sein avec sa main droite et on fait des mouvements rotatoires avec la main gauche.
Le premier temps, vous allez avoir l’impression que vous ne sentez rien et en même temps pleins de choses, mais…patience : plus vous allez faire le geste régulièrement, plus vous allez comprendre comment est votre poitrine à son état normal et habituel.
L’autopalpation des seins est un geste à faire régulièrement. Il doit être bien appris pour un meilleur diagnostic et une bonne surveillance. Il reste cependant nécessaire, que cet examen soit pratiqué au moins une fois par an encore par un médecin.
Lorsque cela devient nécessaire, on prescrit en supplément une échographie mammaire (examen totalement indolore) et une mammographie (un examen surtout à partir de 40 ans, sous prescription, et, en dépistage à partir de 50 ans). Ce dernier examen s’utilise pour le dépistage des pathologies mammaires bégnines et malignes, il peut être un peu douloureux, mais reste pour le moment un examen de référence incontournable. Dans certains cas, un IRM mammaire pourrait également être indiqué.
Aujourd’hui, on dépiste un grand nombre des cancers du sein, le dépistage est devenu de plus en plus précoce et pointu, beaucoup de femmes se posent des questions sur cette pathologie maligne qui touche la santé et la beauté du corps féminin… On sait de mieux en mieux le diagnostiquer et le traiter, mais les recherches continues et surtout on voudrait bien savoir plus, sur les facteurs de risques. Les statistiques montrent que, le tabac, le surpoids, le mode de vie sédentaire, augmentent l’incidence des pathologies mammaires malignes. En même temps, une activité physique régulière ; un mode de vie plus sein ; la grossesse avec l’allaitement maternel -sont très bénéfiques pour la glande mammaire.
La durée de prise de la contraception hormonale, peut être, doit être revues avec votre gynécologue, si vous n’aviez plus des projets de grossesse et surtout, dans les cas, où il y a des antécédents des pathologies malignes des seins dans votre propre famille.
Prenez soin de votre poitrine, elle est si importante que votre peau du visage que vous soignez avec beaucoup de grâce tous les jours!
